L'hallucination, une définition.

Article initialement publié sur le site du D.I.T.L..

ÉTYMOLOGIE

Première occurrence: halluciné (1611) par J. Duval, du latin hallucinatus. Puis le substantif hallucination apparaît en 1660 grâce à Fernel, du latin hallucinatio : « divagation, méprise ». Le verbe halluciner (1862) se lit pour la première fois chez Victor Hugo.

ÉTUDE SÉMANTIQUE

1. (Psychiatrie). (Subst). La psychiatrie définit l'hallucination comme une perception sans objet extérieur dont le sujet a la certitude qu'elle correspond à un objet réel. Elle la distingue de deux autres phénomènes : l'illusion (perception erronée d'une sensation réelle) et l'interprétation (jugement faux sur une perception exacte). A un niveau très léger, l'hallucination peut se rapprocher de la migraine ophtalmique lors de "crises occipitales" qui créent des hallucinations visuelles telles que des lumières ou des confettis colorés... (Godeau, Piette et Herson, Traité de médecine tome2). Au niveau pathologique, l'hallucination se divise en trois catégories : l'hallucination sensorielle (visuelle, auditive et plus rarement olfactive et gustative); l'hallucination sensitive (tactile et cénesthésique) ; et l'hallucination psychique sans objectivité spatiale qui se manifeste par des voix intérieures, des transmissions de pensées... Une catégorie supplémentaire que G. de Clérambault nomme "automatisme mental" regroupe les hallucinations lors desquelles le sujet a le sentiment d'avoir perdu l'intimité de ses pensées (échos, vols ou divinations de la pensée...). Cette dernière catégorie est le prodrome de la "psychose hallucinatoire", dénommée en 1911 par G. Ballet.
2. (Jacques Lacan). La psychanalyse, en particulier Jacques Lacan, voit dans l'hallucination un phénomène de langage. En effet, dans son séminaire III sur les psychoses (1955-1956), Lacan explique le phénomène hallucinatoire par le mécanisme de forclusion, c'est-à-dire une impossibilité de parole de la part du sujet qui rejaillit par des voix hallucinatoires dans le réel: "ce qui a été refusé dans l'ordre symbolique resurgit dans le réel" (J. Lacan).
3. En littérature, l'hallucination est très souvent perçue comme un phénomène auditif ou visuel. En particulier dans la littérature fantastique, elle permet de laisser planer le doute sur l'émergence d'événements troublants.

COMMENTAIRE

"Dans ma solitude je me suis inventé quelqu'un à qui parler et qui me guiderait. Ce quelqu'un était imaginaire (...). Puis petit à petit à ce quelqu'un d'imaginaire, j'ai donné une voix, une présence, une chair et ce quelqu'un m'a envahi", explique un patient de la psychanalyste Néjia Zemni (Chronique d'un discours schizophrène, p. 123). Le phénomène d'hallucination est difficilement explicable à qui ne la subit pas. Maurice Champion, père de psychotique, tente, dans L'envers de la vie, de mettre des mots sur ce symptôme productif: « l'hallucination est la résurgence de la mémoire sans faille de l'inconscient, une réaction brutale à une sensation douteuse, qui s'exprime et rend une projection matérialisée du fait de l'anxiété qu'elle procure » (p. 58).

I. L'hallucination en littérature

Si l'hallucination est le symptôme de graves maladies psychiatriques, la littérature puise dans ce phénomène des sujets passionnants. Flaubert écrit dans une lettre à Taine : "Dans l'hallucination proprement dite, il y a toujours terreur ; vous sentez que votre personnalité vous échappe ; on croit que l'on va mourir. Dans la vision poétique, au contraire, il y a joie ; c'est quelque chose qui entre en vous." (Cité par Jacques Goimard, Critique du fantastique et de l'insolite, p. 177-178). Or, l'hallucination sert souvent de justification aux événements surnaturels, manifestations de la peur humaine.

1. Le fantastique et ses fantômes

Conséquence du phénomène de forclusion selon Jacques Lacan, l'hallucination est sans aucun doute la manifestation des peurs éprouvées par le malade. Dans son ouvrage États de l'inconscient dans le récit fantastique, Jean Le Guennec explique l'étymologie du terme fantasme : "Au XIIIe siècle, le terme fantasme désigne une illusion, au XIVe, un fantôme au sens où nous l'entendons. (...) peu à peu, le fantôme de la tradition rejoint le concept de fantasme inventé par la psychologie" (p. 237). La littérature fantastique utilise ainsi les fantômes pour incarner la terreur universelle et laisser planer le doute quant à la réelle santé mentale de ses protagonistes. Au moins en tant qu'éventuelle explication, l'hallucination, si elle n'est pas mentionnée, est très souvent suggérée par les auteurs fantastiques. Fin XIXe, elle permet d'explorer les états de conscience dont traitent l'hypnotisme et le magnétisme récent. Guy de Maupassant a suivi les cours de Charcot à la Salpêtrière et n'hésite pas à mettre en doute la réalité des visions de ses personnages qui, comme l'écrit Alain Chareyre-Méjan dans son article "L'Effroi du blanc ou le paradoxe du fantastique" (p. 119), "ont tendance à ne plus sélectionner, à voir plus, à voir tout." Déjà en 1885, dans Lettre d'un fou, le narrateur s'avoue "en proie aux hallucinations et aux souffrances" (p. 9). De même, toute la problématique de son Horla (1887) réside dans la tension entre la peur de la réalité du fantôme qui persécute le narrateur et la terreur de l'hallucination, c'est-à-dire, la prise de conscience de la folie. Ce traitement du fantôme en tant qu'hallucination par Maupassant n'est pas un cas isolé et nombreux sont les auteurs fantastiques qui s'inspirent des découvertes de la psychanalyse pour alimenter leurs récits. Le texte d'Henry James, The Turn of the Screw (1898), fait également parti de ceux-là : les serviteurs sont-ils de réelles apparitions de fantômes ou de simples visions hallucinées par la gouvernante? Henry James ne tranche pas, mais son texte devient rapidement un terrain propice aux interprétations freudiennes et de nombreux calques psychanalytiques sont posés sur le texte jamesien non sans créer de nombreuses polémiques avec les partisans du surnaturel. Quelques années plus tard, W. Jensen apporte une pierre supplémentaire à l'édifice du questionnement littéraire sur le phénomène de l'hallucination avec sa Gradiva (1907), texte qui sera d'ailleurs étudié par Freud lui-même. C'est pourquoi, que la littérature fantastique nous présente de véritables fantômes ou de réelles hallucinations, Jacques Goimard affirme que "tout texte fantastique nous fait assister à la naissance d'un délire" (Critique du fantastique et de l'insolite, p. 177).

2. La littérature contemporaine, témoin du malaise de la civilisation

Dans la littérature fantastique, l'hallucination est le plus souvent traitée dans sa manifestation visuelle, en étroite relation avec la notion de fantôme, nous l'avons vu. Désormais, la littérature contemporaine ne se contente plus de simples hallucinations fantomatiques. Bien qu'ils existent toujours, les fantômes sont maintenant pris pour ce qu'ils sont, des déformations de l'esprit. Maurice Dantec, dans Babylon Babies n'hésite pas à faire revenir le spectre de la mère de Marie Zorn, l'héroïne, mais, loin de laisser planer le doute, il rationalise immédiatement l'apparition : "Elle avait cette caractéristique propre à toutes les hallucinations d'appartenir à plusieurs champs signifiants imbriqués" (p. 166). Perçue comme élément du suspens dans le fantastique, la littérature de science-fiction nomme l'hallucination dans une perspective plus positive : avec l'avènement d'Internet et de ses nombreux dérivés, la problématique réel/virtuel ne cesse d'alimenter la littérature, et l'hallucination devient la manifestation de mondes parallèles. De plus, si la littérature fantastique utilise l'hallucination comme éventuelle justification de ses histoires surnaturelles, la littérature contemporaine n'a plus peur de traiter ce phénomène pour ce qu'il est : la manifestation de la folie universelle. L'hallucination est de nos jours de plus en plus perçue dans sa réalité psychiatrique et la thèse surnaturelle n'a plus cours pour sauver nos héros de roman de la folie. Non plus seulement visuelles, elle prend maintenant toutes ses formes psychiatriques. Spider, le roman de Patrick Mc Grath, publié en 1990, nous présente un large éventail des différentes manifestations hallucinatoires. En effet, son héros subit, tout au long du roman des hallucinations visuelles ("I was standig close to the edge of the canal as a skeleton surged up from the water", p. 77), mais également olfactives (il est obsédé par des odeurs dont il ne sait pas lui-même si elles sont réelles imaginaires: "a memory of a smell", p. 29) et auditives. Dans Les Racines du mal, Maurice Dantec va même jusqu'à dépeindre ce que la psychiatrie appelle "hallucination cénesthésique" et débute son roman avec la phrase : "Andréas Schaltzmann s'est mis à tuer parce que son estomac pourrissait" (p. 17).
Aussi, dans sa théorie du post-exotisme, Antoine Volodine se sert très souvent de la notion d'hallucination. Nombreux sont ses romans nous présentant des héros tourmentés, vivants dans des mondes totalement irréels - au sens même d'hallucinés par eux. Les héros volodiniens sont en effet régulièrement enfermés dans des caves, des prisons ou de simples immeubles désaffectés, à des époques apocalyptiques où le seul moyen de rester en vie est de s'imaginer une autre vie, un autre monde, parfois même de sombrer dans la folie. Son roman Nuit blanche en Balkhyrie, par exemple, pourrait être considéré comme une gigantesque hallucination produite par un héros qui confie :" Il y a trois mondes. Le monde crânien, puis le monde concentrationnaire, (...) et enfin le monde proprement dit, immense, auquel nous avions donné le nom de Balkhyrie." (p. 13)
De ce fait, les auteurs favorisent les récits à la première personne mais les perceptions des personnages deviennent de plus en plus problématiques : le concept de narrateur gagne en ambiguïté et Antoine Volodine amplifie d'ailleurs ce aspect avec son concept de « surnarrateur ». Ce que voit le héros, n'est plus forcément ce que doit voir le lecteur, et la vision des personnages devient de réelles mises en scène psychotiques et c'est de ce fait que le héros du roman de Fabrice Colin, Sayonara Baby, parle de « l'écran de mes paupières » (p. 281).

II. L'hallucination au cinéma

1. Rompre avec l'image-action

Dans la théorie cinématographique deleuzienne, deux grands concepts sont dégagés en fonction de l'évolution du septième art : « l'image-mouvement » et « l'image-temps ». La transition entre les deux se fait lors d'une crise de « l'image-action » qui se manifeste par une approche cinématographique du temps à l'états pur, sous sa forme « transcendantale » (L'image-temps, p. 365). Or, Deleuze explique que la notion d'hallucination fut un moyen parmi d'autres (hypnose, délire, visions, rêve...) auquel le cinéma soviétique, l'expressionnisme allemand ou encore l'école française ont eu recours pour rompre avec cette image-action des américains en déclin parce que trop objective (Ibid., p. 76).
Dans son traitement de l'image, l'hallucination permet une nouvelle vision du cinéma, un cinéma qui traite de plus en plus de concepts abstraits et de problèmes métaphysique. La folie peut aisément faire son entrée dans l'image, avec ses perturbations visuelles et sonores de l'espace environnant. Dans les années 60-70, des psychiatres ont d'ailleurs tenté de mettre sur la pellicule certains délires psychotiques, dans le but de montrer aux spectateurs considérés comme « normaux » voir même à des fins thérapeutiques, la manière dont se manifestaient les délires psychotiques, en particulier l'hallucination (Éric Duvivier par exemple avec Le Monde du schizophrène en 1961 ou encore Autoportrait d'un schizophrène en 1978). Néanmoins, ces films parfois peu accessibles demeurent des documentaires expérimentaux qui restent barricadés dans le milieu médical. En dehors de ces réalisations en marge, l'hallucination se trouve désormais au service de l'art pour révéler le malaise universel. Deleuze explique ainsi au sujet de l'adaptation du roman de Dostoïevski, L'Idiot, par le réalisateur japonais Akira Kurosawa : « l'onirisme de Kurosawa, tel que les visions hallucinatoires ne sont pas simplement des images subjectives, mais plutôt des figures de la pensée qui découvre les données d'une question transcendante en tant qu'elles appartiennent au monde, au plus profond du monde. » (L'image-mouvement, p. 259).

2. De nouveaux procédés

Le thème de l'hallucination est donc souvent traité au cinéma. Mais si le texte littéraire peut rapidement rendre compte d'un jugement perturbé par la psychose de la part de ses personnages à travers les mots ; le cinéma se trouve confronté à une difficulté supplémentaire car la transition entre une image perçue comme « réelle » et une image représentant une hallucination nécessite des techniques particulière pour qu'elle soit distinguée par le spectateur. Les cinéastes ont de ce fait recours à des manipulations de l'image. Alfred Hitchcock par exemple, dans Vertigo (1958), choisit la surimpressions de couleurs (vertes, rouge...) sur les visages de ses personnages pour signifier le délire. Proche de la notion de rêve, l'hallucination peut être également caractérisée par l'utilisation de certains fondus enchaînés ou par des déformations de l'image. Mais le cinéma contemporain cherche à produire le trouble dans l'esprit du spectateur, tout autant qu'il veut montrer la réalité du phénomène de l'hallucination. C'est pourquoi, les réalisateurs d'aujourd'hui prennent très souvent le parti de ne plus marquer le passage de l'hallucination et utilisent des coupes franches entre les images. Les «fantômes hallucinatoires » n'apparaissent plus dans des nuées de brumes, mais sont bien présents dans l'image, au même titre que n'importe quel protagoniste. Dans A Beautiful Mind de Ron Howard (2002), qui raconte le parcours de John Nash, prix Nobel d'économie atteint de schizophrénie, les personnages que s'invente le héros sont présentés au spectateur comme de vrais personnages prenant part à l'histoire. C'est également le cas dans l'adaptation du roman de Chuck Palanhiuk, Fight Club, par David Fincher, dans lequel la double personnalité du héros se matérialise par le jeu de deux acteurs différents (Brad Pitt et Edward Norton).
Enfin, à l'image de ce que fait Antoine Volodine dans ses romans, David Lynch réalise, avec l'ensemble de son film Lost Highway (1996), une définition même de l'hallucination : «Ça parle d'un couple qui a le pressentiment que quelque part, à la frontière de l'état conscient B ou de l'autre côté de cette frontière B se cache un énorme problème. Mais ils ne parviennent pas à le convoquer dans le monde réel et à l'assumer. Alors ce mauvais pressentiment reste là, en suspens, et les problèmes s'abstraient et se transforment en autre chose. Ça tourne au cauchemar. Des événements funestes adviennent, c'est ce dont parle cette histoire », explique le réalisateur dans un entretien avec Chris Rodley (p. 171).

III. Hallucination et illusion

1. Une frontière ténue

Désormais très utilisée en tant que thème, autant dans le cinéma que dans la littérature, l'hallucination, dans son traitement artistique s'éloigne donc de la pure définition psychiatrique du phénomène. En effet, la psychiatrie différencie l'hallucination proprement dite de cet autre symptôme qu'elle nomme « illusion ». Merleau-Ponty ainsi pose le problème de « savoir comment nous pouvons avoir l'illusion de voir ce que nous ne voyons pas » (Le Visible et l'invisible, p. 20). Il semble que, face à la difficulté d'appréhension de ce que peut être une hallucination, les définitions de ces deux notions se chevauchent fréquemment.
Plus proche du jeu (illudere, « se jouer de, se moquer de »), l'illusion en littérature était essentiellement perçue dans sa vision théâtrale de l' « illusion comique », de trompe-l'oeil. Et pourtant, dans sa perception romanesque, elle se rapproche considérablement de l'hallucination.

2. La religion mise à mal

En psychiatrie, les délires psychotiques sont très souvent d'ordre mystique, et Maurice Champion pose, à juste titre, la question de savoir pourquoi cet aspect du délire n'est pas pris en compte par la médecine puisque Philippe Rouby affirme que « quand le ciel s'ouvre et que Dieu m'appelle par mon nom... c'est que la psychose a pris le dessus » (p. 34). Cette nouvelle appréhension des visions mystiques, lorsqu'elles sont perçues comme indéniablement psychotiques remettent en cause la validité de certaines croyances. Le patient de Néjia Zemni explique d'ailleurs que « la folie c'est quelqu'un qui te donne des ordres ; tu penses que c'est Dieu ou le fantôme de ton père et en fin de compte tu t'aperçois que c'est ta propre pensée qui se retourne contre toi pour te persécuter » (p. 110). Le religion est en conséquence mise à mal par ce phénomène psychiatrique : « Les religions, les croyances organisées sont les révélations issues des délires mystiques de personnes en état de schizophrénie », affirme Maurice Champion. Et si c'était vrai ? Et si, depuis la nuit des temps, les croyances sur lesquelles se fondent des millions de gens n'étaient que de simples délires psychotiques, de simples hallucinations ? « N'oublions pas non plus ces hallucinations de l'ouie qui, sous le nom de « démon de Socrate », ont reçu une interprétation religieuse », écrit Nietzsche dans Le Crépuscule des idoles (p. 1033). Socrate entendant le divin serait-il l'un des premiers à subir des hallucinations ?
Ainsi, ces révélations mystiques deviennent alors de véritables illusions, au sens étymologique, un jeu, un trompe-l'oeil. Mais l'hallucination prend aujourd'hui le pas sur l'illusion dans sa fonction de révélateur social. Avec ce phénomène, Balzac aurait pu écrire de nouvelles Illusions perdues, où le seuil entre réel et virtuel est régulièrement franchi, parfois sans retour possible et laisse l'homme continuer à vivre dans un monde sans dieu, totalement irréel, peuplé de monstres issus de son propre cerveau.
V. B.

Bibliographie

Champion, Maurice.- L'Envers de la vie, l'univers du schizophrène.- Nice : Éditions Bénévent, 2003, 157 p.
Chemana, Roland et Vandermersch, Bernard.- Dictionnaire de la psychanalyse.- Paris : Larousse, 2002, pp. 156-157.
Colin, Fabrice.- Sayonara Baby.- Nantes : L'Atalante, 2004, 312 p.
Collectif.- Cinéma et Psychanalyse. CInémAction n̊50.- Paris : Corlet, 1989, 207 p.
Dantec, Maurice.- Babylon Babies.- Paris : Gallimard, 1999, 719 p.
- Les Racines du mal.- Paris : Gallimard, 1995, 753 p.
Godeau, Pierre ; Piette, Jean-Charles et Herson, Serge.- Traité de médecine (tome 2) .- Paris : Flammarion, 2e édition, 1981, pp.3079 et 3163-3164 (coll. "Médecine-Science")
Deleuze, Gilles.- L'image-mouvement.- Paris : Éditions de Minuit, 1983, 297 p.
- L'image-temps.- Paris : Éditions de Minuit, 1985, 378 p.
Freud, Sigmund.- Les Délires et les rêves dans la Gradiva de W. Jensen.- Paris : Gallimard, (1907) 1986, 259 p. (coll. « Folio Essais »)
Goimard, Jacques.- Critique du fantastique et de l'insolite.- Paris : Pocket, 2003, 720 p.
Chareyre-Méjan, Alain.- « L'effroi du -lanc ou le paradoxe du fantastique » in Les Horlas.- Paris : Actes Sud, 1995, 124 p.
Le Guennec, Jean.- États de l'inconscient dans le récit fantastique.- Paris : L'Harmattan, 2002, 317 p.
Maupassant, Guy de.- Lettre d'un fou et Le Horla in Les Horlas.- Paris : Actes Sud, 1995, 124 p.
Mc Grath, Patrick.- Spider.- London : Penguins Books, 1992, 221 p.
Merleau-Ponty, Maurice.- Le visible et l'invisible.- Paris : Gallimard, 1964, 259 p.
Nietzsche, Friedrich.- Le Crépuscule des Idoles in OEuvres.- Paris : Flammarion, 1997, pp. 1017-1124
Rodley, Chris.- David Lynch. Entretiens avec Chris Rodley.- Paris : Cahiers du cinéma, 1998, 189 p.
Rouby, Philippe.- Philip K. Dick. Nommer la psychose pour s'en défendre.- Lyon : Thèse de Médecine, 2000, 80 p.
Thuillier, Jean.- La folie. Histoire et dictionnaire.- Paris : Robert Laffont, 1996, pp.559-560 (coll. "Bouquins")
Volodine, Antoine.- Nuit blanche en Blakhyrie.- Paris : Gallimard, 1997, 183 p.
Zemni, Néjia.- Chronique d'un discours schizophrène.- Paris : L'Harmattan, 1999, 185 p.

Filmographie

Altman, Robert.- Images.- USA, 1972.
Bergman, Ingmar.- À travers le miroir.- Suède, 1961.
Duvivier, Éric.- Le Monde du schizophrène.- France, 1961.
- Autoportrait d'un schizophrène.- France, 1978.
Fincher, David.- Fight Club.- USA, 1999.
Hitchcock, Alfred.- Vertigo.- USA, 1958.
Howard, Ron.- A Beautiful Mind.- USA, 2002.
Jolivet, Pierre.- Simple Mortel.- France, 1991.
Kurosawa, Akira.- L'Idiot.- Japon, 1951.
Lynch, David.- Lost Highway.- USA, 1996.




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